1er octobre 2019 les ACSR accompagnent le Lycée Charles de Gaulle de Dijon à Paris pour clôturer le projet “Les femmes dans la Shoah”

Une journée placée sous le signe de la mémoire, du respect et de l’honneur 

Afin de clôturer notre projet « Les femmes dans la Shoah » sur lequel nous avons travaillé pendant notre année de première, nous nous sommes rendus à Paris le 1er octobre 2019. L’évènement principal de cette journée était le ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Mais cela ne prenait place qu’en fin d’après midi donc nous avons profité du reste de notre temps pour passer le midi à l’école militaire de Paris, puis pour visiter les Invalides et l’Arc de Triomphe.

Après avoir mangé à l’école militaire nous nous sommes dirigés vers les Invalides. En arrivant là-bas, nous avons compris pourquoi il était considéré comme un monument des plus prestigieux de Paris. Son immense cour carrée nous a impressionné par sa grandeur et par la beauté de l’architecture des bâtiments qui l’entouraient. Bien que le réflexe de tout le monde fut de prendre des photos de cet endroit, nous nous sommes ensuite vite rendus dans le musée de l’Armée.

En arrivant dans le musée, nous avons décidé avec une amie de commencer par le sous-sol, sans vraiment connaitre où cela nous mènerait. C’était un bon choix. En effet, la plupart des autres élèves ayant choisi de commencer par les étages, nous nous sommes retrouvées seules dans cet espace. Ajouté à cela la chance que nous avions de visiter le musée un mardi après-midi, nous avons déambulé dans les couloirs du musée en profitant de chaque élément, sans être dérangées par un trop plein de monde ou de bruit. Ce sous-sol est probablement la partie du musée qui m’a d’ailleurs le plus fasciné. Il s’agissait de l’historial Charles de Gaulle. Tout cet endroit du musée est complètement interactif. De plus, l’endroit était très esthétique. Les lumières étaient très travaillées ainsi que l’emplacement des différents éléments, nous voulions continuer de nous promener dans ces galeries pendant des heures. Chaque espace de cette partie du musée donnait envie d’apprendre. Cette envie est un élément très important du projet que nous avons réalisé l’année dernière. En effet nous avons, en tant que jeunes étudiants, un devoir d’histoire, un devoir de connaissance. Nous avons donc beaucoup approfondi nos connaissances sur Charles de Gaulle, un des acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale. Nous avons quitté cette partie du musée après avoir visionné un film retraçant les grandes étapes de la carrière de Charles de Gaulle. Ce film était projeté sur 5 écrans, ce qui nous a permis d’être complètement immergé dans l’Histoire.

Après cela, nous avons accédé aux autres étages, tous très différents mais tous très intéressants. Passant du cabinet insolite qui présente des anciens instruments de musique militaire, un espace que mon amie voulait absolument voir faisant elle-même de la musique, et des petites figurines de soldats de plomb, à des couloirs s’étendant à l’infini, bordés de vitrines contenant des uniformes, des armes, des emblèmes, en finissant par un étage remplit de maquettes de villes.

En sortant du musée de l’Armée où nous étions restés plusieurs heures, ayant encore un peu de temps, nous nous sommes dirigés vers le dôme des Invalides qui recouvre le tombeau de Napoléon Ier. En arrivant dans le bâtiment, c’est en levant les yeux que nous nous sommes rendu compte de la splendeur du plafond. En effet, la lumière naturelle qui provenait de petites fenêtres se reflétait sur les dorures. Cet effet mettait encore plus en valeur la peinture du dôme. Nous avons ensuite fini notre visite en faisant le tour du tombeau de Napoléon Ier, un tombeau immense.

Nous avons repris le bus, roulé à travers les rues de Paris, passé sur la plus belle avenue du monde pour arriver enfin à l’Arc de Triomphe. Après avoir perdu notre souffle dans les 284 marches permettant d’accéder au sommet du monument, nous avons été récompensés pour notre effort en admirant la vue sur Paris que nous offrait la terrasse. C’est en effet un point de vue unique sur toute la ville. Malheureusement la pluie nous a poussé à nous réfugier rapidement sous l’Arc de Triomphe où nous avons attendu avec impatience la début de la cérémonie du ravivage de la « Flamme du Souvenir ».

C’est vers 18h30 que commença la cérémonie. Nous étions trois établissements différents qui participions au ravivage. Ce dernier suit un protocole très précis : tout d’abord nous avons défilé jusqu’à l’Arc de Triomphe, puis chaque établissement ou association présents a fait déposer un bouquet de fleurs devant  la  flamme  par  les  élèves.  Ensuite  il  y  a  eu  le  ravivage, effectué grâce à un glaive. Enfin, nous avons chanté la Marseillaise avant d’être salués par les différentes personnes présentes. C’est après la cérémonie que nous avons appris avec surprise que le ravivage de la flamme se déroulait tous les jours. Nous avons alors pris conscience de l’importance de cette cérémonie quotidienne. En effet, cette œuvre de mémoire permet à tous de ne pas oublier toutes les personnes qui ont perdu la vie pour défendre la France pendant la Première Guerre Mondiale. Mais ne pas oublier n’est pas suffisant. Il faut surtout apprendre, comprendre. Il ne faut pas garder en mémoire uniquement la victoire de la France, mais tous les sacrifices effectués pour préserver la France. Comme expliqué précédemment, nous avons un devoir d’histoire. Nous devons comprendre le passé pour pouvoir construire notre futur.

Nous nous rendons compte que participer à cette cérémonie est sans doute une chance que nous n’aurons qu’une fois dans notre vie. Cette journée offerte par M. Bozon a été une réelle opportunité pour nous et restera un souvenir marquant dans chacun de nos esprits.

 

Dôme des Invalides vu de l’extérieur

Les 284 marches de l’Arc de Triomphe

La flamme du Souvenir, la flamme de la Nation

Ravivage de la flamme

Des élèves de notre lycée avec les bouquets